tout entier pair supérieur ou égal à 4 est la somme de deux nombres premiers
Quelques renseignements sur les conjectures en général et celle de Goldbach en particulier:
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VOICI LE PORTRAIT, FAIT PAR UN CAMARADE DE CLASSE (DOUE POUR LE DESSIN !...), D'EVARISTE GALOIS...
La vie de Galois est un roman !
Né à Bourg-La-Reine (près de
Paris) en octobre 1811, il meurt tué dans un duel au pistolet le 31 mai 1832, il a vingt ans !
Il entre à l'école à 12 ans au lycée Louis Le Grand à Paris. c'est un élève très intelligent mais qui travaille mal...
En 1827, à 16 ans, il découvre les mathématiques qui n'étaient pas enseignées alors dans les "petites classes". Les mathématiques deviennent immédiatement pour lui une
folle passion. Il obtient le premier prix du Concours Général de math. Dans les autres matières, il rêve...ou chahute...
En 1829 il fait paraître son premier article de mathématiques dans une célèbre revue( les Annales des Mathématiques Pures et Appliquées). Il abandonne peu à peu ses
études pour se consacrer uniquement à sa passion des maths... Il a 18 ans !
Le 2 juillet 1829, un évènement va le bouleverser : son père, maire de la ville de Bourg La Reine et ardent républicain est poussé au suicide par les calomnies des
royalistes. Galois échoue une première fois à l'entrée à l'Ecole Polytechnique ( l'école la plus prestigieuse à l'époque pour les étudiants mathématiciens).
Il rentre à l'Ecole Normale (qui forme des professeurs) après avoir difficilement obtenu son baccalauréat ( il obtient une note catastrophique en physyque !). Nous sommes en 1830, il a 19
ans.
En 1830, de graves émeutes révolutionnaires éclatent en france et en particulier à Paris. Le roi Charles X est contraint de fuir le pays et un roi plus constitutionnel le remplace : Louis
Philippe.
Galois s'engage à fond dans le parti républicain. Ses prises de position d'extrême-gauche provoque son exclusion de l'Ecole Normale le 4 janvier 1831...
Il tente d'ouvrir sa propre école pour donner des cours public d'algèbre. Cela ne dure que quelques semaines!...
Il travaille pasionnément à la résolution des équations de degré supérieur à 4, que personne jusqu'alors n'a réussi à résoudre algébriquement.
Il envoie ses découvertes à de grands mathématiciens ( Cauchy, Fourier...) sans succès.
A la suite de manifestations républicaines, Galois est arrêté, puis acquitté dans un procès houleux en juin 1831.
Il envoie ses travaux à l'Académie des Sciences où les savants, pourtant brillant ne les comprennent pas et les jugent non recevables!
Galois continue à s'engager politiquement. Le 15 juillet 1831, il est de nouveau arrêté, jeté en prison par le gouvernement royaliste et condamné à six mois de
réclusion.
Quand il sort de prison, une aventure amoureuse désastreuse va le conduire à se battre en duel contre un rival qui le tuera d'une balle dans le ventre.
Il meurt le 31 mai 1832.
Les travaux de galois auraient pu se perdre. Son frère Alfred Galois va se battre pendant plus de dix ans pour conserver ses manuscrits et les faire connaître. Il finit par
trouver la bonne adresse : il confie les manuscrits au mathématicien français Joseph Liouville qui comprend, lui, l'importance capitale des travaux de Galois.
En 1846, 14 ans après la mort du jeune prodige des maths, il publie en les commentant l'ensemble des découvertes d' Evariste galois.
Cette publication rencontre immédiatement un grand succès. galois avait juste beaucoup d'avance sur les autres mathématiciens de son temps !
On a reconnu aujourd'hui l'importance cruciale de ses découvertes : il est un des fondateurs de l'Algèbre Moderne dont une partei importante porte son nom : La Théorie de
Galois.
Au lycée vous avez ou vous allez rencontrer des mathématiciens célèbres, ceux qui ont "inventé" ou "découvert" les théorèmes que le prof est censé vous
expliquer...
Certains ont vécu il y a longtemps, et d'autres il y a très longtemps, voire très très longtemps...
Par exemple vous entendrez parler d' Al Kwarizmi ("inventeur " de l' Algèbre) et d' Al Kashi (auteur d'un théorème
célèbre en première S)... Plus de cinq cents ans les séparent, et le savoir permet d'apprécier les progrès scientifiques faits dans ce laps de temps.
Les premiers "documents" mathématiques connus sont des tablettes gravées qui datent d'environ 3000 ans avant notre ère et nous
sommes en l'an 2000... (Il est probable que l'être humain a commencé à compter et à mesurer bien avant, mais aucune trace n'en est restée) C'est très
difficile d'imaginer une telle durée : cinq mille ans !!
Imaginons alors que nous ramenions cette durée énorme à une seule de nos journées de vingt-quatre heures.
A 0 heure ( ou minuit), disons que nous sommes au temps des Sumériens (qui vivaient à l'emplacement de l'actuel Irak), il y a 3000 ans et supposons que nous
représentions 250 ans par une heure... Un rapide calcul vous convaincra que l'an deux mille est représenté par la vingtième heure de cette
"journée " (huit heures du soir)...
L'an zéro de l'ère chrétienne se situe à midi, l'an mille (notre moyen âge) est représenté par quatre heures de l'après-midi...
Armés de cette représentation, nous allons examiner une rapide chronologie des mathématiciens, en nous limitant à ceux que vous rencontrerez dans vos études au
lycée.
Les Sumériens (minuit ou -3000) qui inventent la numération à base 60 ( celle qui perdure
dans la mesure du temps !!).
Les chinois, entre une heure et deux heures du matin ( -2500)
inventent l'arithmétique.
Vers quatre heures et demi du matin (- 1800), les Babyloniens ( qui vivent à
l'emplacement actuel de Bagdad) calculent en base soixante.
A peu près à la même heure, un peu plus tard, les Egyptiens inventent la géométrie pour mesurer leurs champs que recouvrent régulièrement les crues du
Nil...
Puis, bien plus tard, entre neuf heures et onze heures du matin ( environ entre -650 et -250), les mathématiciens grecs
vont faire faire des progrès considérables aux mathématiques, ouvrant la voie à la science moderne... A partir de cette époque, on peut mettre des noms sur les découvertes, on entre dans
l'histoire proprement dite des mathématiques.
Thalès, Pythagore, Zénon, Euclide, Eratosthène, Archimède, Hippocrate de Chios sont des mathématiciens dont on vous enseigne encore les découvertes
!!
Entre midi et midi et demi ( le premier siècle de notre ère) vous rencontrerez aussi le grec Héron, le romain
Ménélaus, découvreurs d'importants théorèmes de géométrie, enseignés en première et terminale...
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Portrait ( imaginaire) de Héron
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Remarquez que la moitié de la "journée " est passée... Entre 13 heures et 17 heures, c'est la sieste !! la longue sieste scientifique du moyen-âge... au moins
en Europe.
Heureusement vers 15 heures trente, Al Kwarizmi pour les Arabes et Omar Al
Khayyam pour les Perses ( les peuples qui vivent dans l'Iran actuel) vont nous transmettre des découvertes algébriques de première importance.
Un peu avant 5 heures de l'après midi, en Italie, Léonard de Pise annonce le réveil scientifique en Europe, ainsi que
juste après six heures, le français Viète qui invente les notations algébriques, et l'italien Tartaglia ( qui résout les équations du troisème degré) ...
Ensuite, on peut dire qu' entre six heures du soir et vingt heures ( entre 1500 et 2000), c'est de la folie !
Les découvertes scientifiques s'accélèrent de manière inouie... La réflexion mathématique des humains durent depuis 5000 ans ( depuis le minuit de notre journée fictive), mais ce qui est
découvert ou inventé dans ces deux dernières heures ( dans ce dernier demi siècle) dépasse l'imagination.
Les noms que vous rencontrerez dans vos études au lycée sont principalement les suivants :
Entre 18h et 18 h 30 (1500 et 1650) : Neper (écossais) , Pascal (français),
Descartes (français), Fermat (français).
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Portrait de Fermat.
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Entre 18h 30 et 19 heures ( 1650, 1750) : Leibniz (allemand), Newton
(anglais), Euler (suisse), les Bernoulli ( il y en a trois !).
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o Le prix Abel est une
prestigieuse récompense, récente,
concernant un ensemble de travaux mathématiques. Elle a été
crée pour le bi-centenaire de la naissance du mathématicien
norvégien
Niels Henrik Abel et est remise tous les ans
par
l’Académie norvégienne des sciences et des lettres. L’annonce
est en général faite fin mars.
Le PRIX ABEL a une valeur d’environ 700 000€ (6 millions de
couronnes norvégiennes) et est donc comparable au prix Nobel
(10 millions de couronnes suédoises, soit environ 1 million
d’euro), contrairement à la médaille
Fields (seulement
honorifique).
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